10 conseils à suivre pour concevoir un espace vert hypoallergénique

Conception d’un espace vert hypoallergénique, 10 conseils à suivre

Rhinite, conjonctivite, encombrement des bronches… Quand la saison des allergies est lancée, généralement de février à septembre, les espaces verts urbains connaissent un vrai festival d’éternuements. Pour n’entendre que le bruit du vent dans les arbres, une solution existe : la conception d’un jardin hypoallergénique !

Pourquoi concevoir un espace vert hypoallergénique ?

 
Aujourd’hui, 20 à 25 % de la population française souffre d’allergies respiratoires dues aux pollens, ce que l’on appelle des allergies polliniques (1). Autrement dit, 20 % de la population française prend bien moins de plaisir à flâner dans les jardins publics. D’autant plus qu’environ 45 % des arbres plantés dans les villes sont allergisants (1). Et nous ne parlons même pas des graminées, qui font partie des espèces les plus utilisées par les collectivités…

Pour que chacun puisse profiter des espaces verts urbains, l’une des solutions serait donc de limiter les plantes allergisantes dans les espaces verts et de favoriser celles qui ne le sont pas – ou peu. L’idée n’est pas d’éradiquer les allergies polliniques – ce qui, entre nous, est impossible – mais d’atténuer les contraintes que connaissent les personnes allergiques.

Pour concevoir des espaces adaptés, l’AFPRAL, Association Française pour la Prévention des Allergies, parle de « créer une plus grande diversité végétale dans les jardins et les espaces cultivés qui soit plus en accord avec les contraintes de l’allergie ». Autrement dit, la solution est d’opter pour la conception d’un espace vert hypoallergénique en choisissant les bonnes plantes et en évitant les irritantes.

10 conseils pour la conception d’un espace vert hypoallergénique

 

1/ Éviter les plantes allergisantes

Bien sûr, le premier conseil est d’éviter les plantes les plus allergisantes telles que les graminées, les plantes sauvageonnes ou encore les anémophiles, dont les pollens sont dispersés par les vents (et sont redoutables pour les bronches). Laissez donc de côté platanes, cyprès, saules, mimosas, oliviers… mais aussi les plantes dont la sève est elle-même allergisante, comme le figuier.

2/ Privilégier les plantes entomophiles

Pour la conception d’un espace vert hypoallergénique, il est important de privilégier les plantes entomophiles dont le pollen est transporté par les insectes : les légumineuses, les arbres fruitiers ou encore les labiées (sauge, menthe, lavande…). Pensez aussi aux plantes autofécondes, dont le pollen est transporté directement de l’étamine au pistil (sans passer par la case voies respiratoires) : chrysanthèmes, marguerites, anémones…

3/ Utiliser des plantes aromatiques ou potagères

Pour un espace vert sans conséquences sur les personnes allergiques, vous pouvez notamment utiliser des plantes aromatiques – telles que le basilic, la menthe ou la sauge –, des plantes potagères mais aussi des arbres fruitiers, qui ne sont pas ou peu allergisants !

4/ Limiter l’utilisation de gazon…

Simple, mais efficace : n’hésitez pas à remplacer le gazon par des mousses et des fougères qui n’émettent pas de pollens dans les airs (et ne provoquent donc pas de réaction allergique).

5/ … ou le tondre très régulièrement

Si le gazon fait déjà partie de l’espace vert, mieux vaut le tondre régulièrement pour empêcher la floraison. L’AFPRAL conseille ainsi de tondre deux fois par semaine, à hauteur de 2 à 2,5 cm, en préférant les tondeuses manuelles aux tondeuses rotatives dont les hélices dispersent les pollens dans les airs.

6/ Limiter le nombre de haies

Plutôt que d’opter pour des haies dont les plantes peuvent être riches en pollens, il est conseillé de construire des clôtures en bois, en pierres ou de planter des arbustes…

7/ Planter des arbustes

Si vous vous lancez dans la conception d’un espace vert hypoallergénique, le style et la thématique sont importants. En vous inspirant des jardins à la française, vous pouvez utiliser des arbustes qui se taillent régulièrement, comme le buis. Cela limitera la floraison et la diffusion des pollens… et vous pourrez même faire de belles créations d’art topiaire !

8/ Créer des bassins

La création de bassins avec des plantes aquatiques telles que les lotus et les nénuphars est aussi une idée à retenir : beaucoup de ces plantes sont hydrogames. Autrement dit ? Le pollen est transporté par l’eau et n’est pas diffusé dans l’air !

Envie de vous jeter à l’eau ? Retrouvez aussi notre article sur l’aquaponie !

9/ Opter pour un jardin zen…

Voilà une thématique qui rendra service à de nombreuses personnes allergiques : le jardin zen, ou jardin japonais, est principalement constitué d’éléments minéraux (eau, sable, roche, mousse…), de bambous ou encore de fougères. Des éléments qui ne représentent aucun danger pour les personnes allergiques.

10/ … ou un espace rocailleux

Si le climat de votre région le permet, pensez aussi à la conception d’un jardin hypoallergénique avec rocailles, cactus et plantes grasses !

Comme quoi, jardin ne rime pas forcément avec rhume des foins ! Pour assurer la conception d’un espace vert hypoallergénique, il est indispensable de choisir les plantes les plus adaptées et de tailler le plus souvent possible afin de limiter la floraison des graminées. 20 % à 25 % de la population française vous en remerciera !

(1) AFPRAL, Allergies de Printemps, vive les jardins hypoallergéniques

Crédit photo : Pexels / Nita

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