Travail illégal dans le paysagisme : état des lieux

Entrepreneurs du paysage, découvrez l'état des lieux du travail illégal dans le paysagisme

Comme dans d’autres secteurs d’activité, la concurrence déloyale causée par le travail illégal touche les entreprises du paysage et pénalise les petites structures. Pour combattre ce type de problèmes, diverses actions ont été mises en place, notamment par l’Unep, qui vient de lancer sa campagne « Ne laissez pas les mauvaises pratiques envahir votre jardin ». Tour d’horizon.

À lire également : Est-il important de suivre une formation de paysagiste ?

Le travail illégal, un véritable problème dans le paysagisme

 
Le secteur du paysage est composé de diverses structures, majoritairement de petite taille : parmi 30 000 entreprises (voir les chiffres clés 2017 du secteur), plus de 60 % sont des entreprises unipersonnelles et 31 % comptent moins de 10 salariés. Ces différentes structures sont fragilisées, d’autant plus que les emplois sont non délocalisables.

Face au travail illégal, certaines entreprises du paysage éprouvent alors de réelles difficultés à faire perdurer leur activité. En effet, des personnes peuvent décider d’effectuer des travaux non déclarés – souvent d’entretien, comme la taille des haies ou la tonte de la pelouse –, ce qui siphonne la clientèle des entreprises du paysagisme. Cette concurrence déloyale, qui reste le principal problème à résoudre pour ce secteur, implique la mise en place de dispositifs spécifiques.

Les actions menées pour lutter contre le travail illégal

 
En vue d’écarter la concurrence déloyale dûe au travail non déclaré, la mise en place du chèque emploi service universel (CESU) a permis d’assainir les pratiques : si un particulier fait appel à une structure habilitée en utilisant ce système de paiement, il peut bénéficier d’un crédit d’impôt. De même, l’apparition de labels de qualité, tels que QualiPaysage ou Jardin d’Excellence, permet de convaincre la clientèle de solliciter une entreprise du paysage déclarée.

Pour favoriser les entreprises du paysage, les marchés publics s’adaptent également en demandant une carte d’identification professionnelle. Déjà existante dans le secteur du bâtiment, une carte similaire spécifique au paysagisme pourrait voir le jour sous l’impulsion de l’Unep (1).

Les entreprises du paysage étant soumises à une plus forte pénibilité au travail, elles ont également tout intérêt à bénéficier d’une main d’œuvre performante et en bonne condition physique… ce qui passe d’abord par la régularité de la situation sociale de leurs salariés. Et vous, que pensez-vous des mesures prises pour protéger les entrepreneurs du paysage ?

(1) Unep – La carte d’identification professionnelle

Crédit photo : Fotolia : Thomas Reimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *