Entretien des espaces verts : 6 bonnes raisons d’adopter l’éco-pastoralisme !

Entretien des espaces verts : 6 bonnes raisons d’adopter l’éco-pastoralisme !

Si vous tombez nez à nez avec un mouton de Soay en plein cœur de Lille, ce n’est pas une hallucination : il y a quelques années, la ville a adopté un troupeau de moutons et la technique de l’éco-pastoralisme. Pourquoi ? Nous avons interrogé Philippe Feugère, Président de Plaine Environnement Plaine Energie, qui ne vous donne pas une, mais 6 bonnes raisons de choisir cette pratique pour l’entretien de vos espaces verts !

1/ Une gestion plus respectueuse de l’environnement

L’éco-pastoralisme est une méthode alternative aux tondeuses et autres débroussailleuses… Elle consiste à installer un troupeau d’animaux herbivores dans un espace vert pour qu’ils l’entretiennent. Plus écologiques que les outils et leurs moteurs, les animaux ne sont pas bruyants (ou très peu), dégagent moins de CO2 et favorisent la réintroduction de la biodiversité dans les milieux urbains et périurbains.

Ils permettent aussi de limiter l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires. Car les animaux, qui rejettent leurs déchets naturels sur le sol, enrichissent la terre. Avec l’éco-pastoralisme, les prairies se régénèrent sans problème puisque les graines se retrouvent dans les déjections des herbivores.

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2/ Un entretien simplifié des zones difficiles d’accès

Entretenir un terrain en pente ou trop boisé avec les méthodes « traditionnelles » s’avère vite coûteux… et très pénible ! Si les herbivores ont aussi un certain coût, ils n’ont aucune difficulté à se faufiler et à brouter les herbes d’un terrain trop pentu. Ainsi, sur les espaces verts à l’accès difficile, l’éco-pastoralisme peut s’avérer très pratique !

3/ Une technique adaptée aux zones naturelles sensibles…

Les herbivores peuvent aussi permettre de préserver le patrimoine naturel de certains sites et autres zones naturelles sensibles. Par exemple, des moutons ont été installés dans le Parc Naturel Régional des Alpilles, dans les Bouches-du-Rhône, pour préserver le patrimoine tout en respectant la réglementation et la certification du site.

4/ L’opportunité de communiquer

L’éco-pastoralisme a un aspect pédagogique important. Il permet aux citadins (habitants ou touristes), plutôt habitués aux rats des villes, de mieux connaître les animaux et de s’en rapprocher… L’éco-pastoralisme a un impact positif sur la relation entre l’Homme et les animaux : il s’inscrit dans une démarche d’éducation à l’environnement de plus en plus nécessaire. Et installer des animaux dans un espace vert, ça permet aussi de favoriser le lien social !

5/ La diversité des animaux à adopter

Eh oui, vous avez le choix entre moutons, chèvres, bovins, ânes, équidés… Si la taille de l’espace vert le permet, bien sûr ! L’essentiel est qu’il s’agisse d’une espèce herbivore. Vous pouvez opter pour une race commune mais aussi pour une race plus ancienne afin de la préserver. Le cheval de Camargue, par exemple !

6/ L’éco-pastoralisme, une méthode qui a fait ses preuves

Entre les animaux et les clôtures, il faut quelques années avant d’amortir un investissement dans l’éco-pastoralisme. Mais de nombreuses régions, des conseils départementaux et des collectivités ont déjà adopté moutons et autres herbivores. Parmi les précurseurs, on peut citer le conseil départemental de l’Essonne, la région Hauts-de-France mais aussi des entreprises privées telles que la SNCF, la RATP ou encore l’aéroport de Paris…

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Respectueux de l’environnement, éducatif, créateur de lien social, économiquement viable… En plus d’être particulièrement pratique pour l’entretien des espaces verts, l’éco-pastoralisme regroupe les piliers du développement durable. Alors, vous faut-il vraiment une autre raison pour être convaincu ?

Merci à Philippe Feugère d’avoir répondu à nos questions sur le sujet.

Crédit photo : Pexels / Skitterphoto

2 commentaires

  1. laurent Vincent   •  

    J’aime bien

  2. Easycloture   •  

    En effet, de grandes villes s’y mettent de plus en plus, mais cela prendra du temps avant que ça ne devienne la norme !

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